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L’aménagement en politique. Ou ce que le syndrome NIMBY nous dit de l’intérêt général

Article:
Politix, revue des sciences sociales du politique n°42, 1998.

Arthur Jobert

Les conflits d’intérêts et de légitimité dans l’aménagement des territoires ne peuvent se résoudre qu’au cas par cas dans une co-construction de l’intérêt général. Dans cette co-construction (dont les élus locaux se méfient d’ailleurs du fait des risques électoraux qu’elle présente), les aménageurs se retrouvent en position de devoir être des «assembleurs» d’intérêts et de légitimités. Paradoxalement, ils sont donc amenés à remplir une fonction plus explicitement politique : construire l’intérêt général sur la place publique et non-plus dans le huis-clos des bureaux… Aussi, les tentatives actuelles pour doter le champ de l’aménagement de nouveaux outils de délibération et de négociation peuvent s’interpréter comme une manière de prendre acte de ce que l’aménagement et les aménageurs sont, durablement, entrés en politique.

Ils partagent nos valeurs….