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ASUD, auto-support des usagers de drogues

L’Association Auto Support et réduction des risques parmi les Usagers de Drogues- A.S.U.D a été créée en 1992 et s’est fixée comme objectifs de changer l’image des usagers de drogues dans la société et à leur propres yeux, changer la loi qui pénalise l’usage simple et privé des adultes et de transformer les « toxicos » en citoyens comme les autres, bénéficiaires de droits et  de devoirs. Elle représente officiellement depuis 2007 les usagers dans les instances hospitalières ou de santé publique, édite un journal, organise les Etats Généraux des Usagers de Substances (EGUS) et contribue à de nombreux séminaires scientifiques et groupes de travail.

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Matériel pour promouvoir les droits des usagers

Cette page du site d’ASUD est dédiée aux outils et supports de défense des droits des usagers. Sont répertoriés les documents : • Quels sont mes droits, série de dépliants abordant des situations concrètes pour nombre d’usagers : chez le médecin, lors d’une hospitalisation, en CAARUD et CSAPA, en garde à vue, chez le pharmacien, en tant que femme. • Petit guide des droits des usagers à l’usage des professionnels, • TSO : Manuel des droits des usagers des traitements de substitution aux opiacés…

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L’errance des jeunes dans les villes européennes

Pourquoi cette errance ? Qui peut aider ces jeunes ? De quelles manières ? Comment les accompagner pour qu’ils accèdent aux dispositifs ? Comment pacifier les territoires et mieux vivre ensemble ? Comment trouver les bons leviers pour déployer des réponses adaptées ? Etc. La Fédération Addiction a porté durant plus de 3 ans un projet européen sur les jeunes en errance dans les villes européennes, usagers de drogues, alcool et autres substances psychoactives. Ce travail a été mené dans le cadre du programme européen « Democracy, Cities and Drugs II », piloté par le Forum Européen pour la Sécurité Urbaine (FESU). Sept municipalités européennes (Bordeaux, Lille, La Rochelle, Toulouse, Bucarest, Düsseldorf et la Région Emilia Romagna), ont mis en commun leurs expériences pour développer et conceptualiser une expertise opérationnelle sur l’errance des jeunes. Elles ont élaboré une charte commune du bon accueil des jeunes dans les villes, colonne vertébrale de la démarche. Les questionnements des acteurs municipaux et associatifs impliqués dans ce travail ont été accompagnés par des contributions d’experts. L’ensemble des réflexions, des exemples, des apports théoriques, des études, etc. a été capitalisé et organisé sous la forme d’un DVD. Les contenus proposés sont accessibles sur écran directement, en PDF et en vidéo. L’utilisateur peut donc choisir le format qui lui convient.

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Définir les usages avec les usagers

Acteurs à part entière de la réussite d’une implantation, les usagers ont été impliqués sous diverses formes lors des accompagnements, principalement dans les structures ayant une  antériorité de travail avec eux. Ainsi, les dispositifs fraichement créés se sont appuyés sur un nombre restreint d’usagers pour participer au repérage du diagnostic en marchant et à la préparation des journées portes-ouvertes ; tandis que les dispositifs plus anciens qui ont intégré des usagers au Conseil d’administration de l’association, leur ont proposé de participer au diagnostic en marchant ou à la rédaction d’une charte d’accueil des chiens. Leur regard en matière de pratiques des lieux a ainsi permis d’identifier lors de la préparation des diagnostics en marchant, des points d’arrêt susceptibles d’abriter des injections dans l’espace public ou de définir précisément les besoins de leurs animaux de compagnie. Répondant aux objectifs fixés avec les professionnels et bénévoles de l’ANPAA 64 – Pays Basque, la problématique de l’accueil des chiens, interdits dans l’enceinte de la structure, a été définie comme prioritaire. Certains chiens attachés sur le terre-plein en face de la structure aboyaient pour appeler leur maitre absent de leur champ de vision, dérangeant les voisins à proximité. D’autres ont créé des incidents en étant attachés aux portails d’habitations voisines. Enfin, en restant seuls sur la voie publique, leur présence a également incommodé la circulation des passants, l’équipe évoquant une femme âgée venue en pleurs expliquer qu’elle avait peur des chiens sur le trottoir et que cela l’obligeait à effectuer un détour. L’acceptation des chiens dans l’enceinte de l’établissement était également une demande explicite des usagers assurant être en mesure de gérer la situation si l’occasion leur en était donnée. Décision a donc été prise de mettre en place une expérimentation de huit semaines autorisant la présence des chiens dans la cour, cette dernière possédant des anneaux d’attache contrairement au lieu précédent inscrit en centre-ville. Trois réunions avec les usagers ont été consacrées à la rédaction de la charte d’accueil des chiens fixant les usages et responsabilités de chacun. Cet important travail réalisé avec les usagers a permis de valider l’expérimentation et offrir un accueil permanent aux chiens des usagers dans les limites fixées par la charte. Malgré une plainte écrite d’une voisine, le CAARUD s’est vu conforté par le propriétaire des lieux sur l’accueil des chiens attachés dans la cour, moins dérangeant pour l’ensemble du voisinage que l’interdiction en vigueur précédemment. Parallèlement, un cahier des incidents a été mis en place par l’équipe et a, de son côté, permis de relativiser le nombre des plaintes et leur intensité.

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L’errance des jeunes dans les villes européennes

AUTEUR : Fédération Addiction Pourquoi cette errance ? Qui peut aider ces jeunes ? De quelles manières ? Comment les accompagner pour qu’ils accèdent aux dispositifs ? Comment pacifier les territoires et mieux vivre ensemble ? Comment trouver les bons leviers pour déployer des réponses adaptées ? Etc. La Fédération Addiction a porté durant plus de 3 ans un projet européen sur les jeunes en errance dans les villes européennes, usagers de drogues, alcool et autres substances psychoactives. Ce travail a été mené dans le cadre du programme européen « Democracy, Cities and Drugs II », piloté par le Forum Européen pour la Sécurité Urbaine (FESU). Sept municipalités européennes (Bordeaux, Lille, La Rochelle, Toulouse, Bucarest, Düsseldorf et la Région Emilia Romagna), ont mis en commun leurs expériences pour développer et conceptualiser une expertise opérationnelle sur l’errance des jeunes. Elles ont élaboré une charte commune du bon accueil des jeunes dans les villes, colonne vertébrale de la démarche. Les questionnements des acteurs municipaux et associatifs impliqués dans ce travail ont été accompagnés par des contributions d’experts. L’ensemble des réflexions, des exemples, des apports théoriques, des études, etc. a été capitalisé et organisé sous la forme d’un DVD. Les contenus proposés sont accessibles sur écran directement, en PDF et en vidéo. L’utilisateur peut donc choisir le format qui lui convient. lire l’article

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Les temps conviviaux d’ouverture institutionnelle

Ou comment se rencontrer dans des occasions apaisées ? Les rencontres à caractère festif ont été des moments importants, voire cruciaux, dans le processus d’acceptabilité des lieux par leur voisinage. Ces temps donnent l’occasion aux riverains de rencontrer les personnes qui fréquentent les structures de réduction des risques sous un prétexte partagé par tous et non stigmatisant. Ils permettent, sous des formes diverses, de démystifier aux yeux des riverains, les usagers et de rencontrer les professionnels des lieux, de renforcer la légitimité institutionnelle de la structure, de démontrer la dimension médico-sanitaire des accompagnements, d’impliquer les usagers dans la préparation et de les mobiliser le jour J. L’inauguration officielle Joignant solennité et détente, le moment a été relevé positivement par les professionnels de Saint-Etienne qui ont pu à la fois « marquer des points » auprès des voisins et représentants de la copropriété, flattés de la rencontre avec les « officiels » (préfet, élus, directeurs d’agences publiques…) et des « papys, mamies » connus dans le quartier, plus enclins à comprendre les objectifs de réduction des risques in situ un verre à la main. Une journée porte-ouverte Organisée à l’occasion de l’inauguration officielle, cette journée a permis à Bourges de faire se rencontrer partenaires, voisins, officiels et usagers autour de la présentation des activités du CAARUD, des résultats du diagnostic en marchant, des « oeuvres » graphiques et culinaires des usagers. Fête de la musique – 21 juin Action spécifique portée par le CAARUD de Bayonne, la Fête de la musique a été support à une démarche d’aller-vers les voisins par une action de porte à porte : cent flyers présentant le lieu et donnant horaires et contacts (mail + téléphones) ont été distribués par le biais d’un porte-à-porte entrepris par les professionnels de la structure auprès des voisins directs. En binôme mixte homme-femme, ils les ont distribués en invitant chaque voisin rencontré à l’après-midi porte-ouverte fixée le jour de la Fête de la musique. Une cinquantaine de courriers ont également été adressés aux voisins non rencontrés. L’accueil réservé à leur démarche a été globalement bien plus positif qu’ils ne s’y attendaient (régulièrement invités à entrer), ce qui a participé à tranquilliser l’équipe vis-à-vis des rapports possibles à entretenir avec le voisinage. Ainsi, dans les échanges qui se sont créés, les questions qui ont été posées lors de ce démarchage, c’est tout autant le fait se faire connaitre que de connaitre les voisins qui a été obtenu. Le choix de la Fête de la musique offrait également la possibilité d’accueillir des gens de passage, et donnait toute légitimité aux animations extérieures, certaines en lien avec la thématique. Cette porte-ouverte a été prétexte à la réalisation d’un évènement artistique et festif construit avec les usagers lors d’une réunion spécifique, voyant l’après-midi agrémentée de jeux d’expression autour de la musique proposés par l’équipe, de photographies réalisées par les usagers, d’un stand de présentation des missions de la réduction des risques. Les partenaires habituels de la structure également invités, ont majoritairement envoyé des représentants. Cette première porte-ouverte était pensée par l’équipe comme un galop d’essais, avec des ambitions raisonnables quant au nombre de riverains et d’usagers mobilisés. Elle s’est soldée par un joli succès tant sur l’’ambiance que sur la fréquentation. La Fête des voisins, les fêtes de quartier… Des résultats positifs sur les représentations de la population générale ont été relevés dans une résonance large lors de l’implication des professionnels et des usagers dans les préparatifs puis l’animation de fêtes de quartier comme à Lyon 3ème avec le CAARUD Pause Diabolo ou dans une résonance resserrée lors de la Fête des voisins comme à Saint-Etienne auprès des habitants de l’immeuble hébergeant le lieu de RdR.

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La participation des usagers à la définition des usages

Acteurs à part entière de la réussite d’une implantation, les usagers ont été impliqués sous diverses formes lors des accompagnements, principalement dans les structures ayant une  antériorité de travail avec eux. Ainsi, les dispositifs fraichement créés se sont appuyés sur un nombre restreint d’usagers pour participer au repérage du diagnostic en marchant et à la préparation des journées portes-ouvertes ; tandis que les dispositifs plus anciens qui ont intégré des usagers au Conseil d’administration de l’association, leur ont proposé de participer au diagnostic en marchant ou à la rédaction d’une charte d’accueil des chiens. Leur regard en matière de pratiques des lieux a ainsi permis d’identifier lors de la préparation des diagnostics en marchant, des points d’arrêt susceptibles d’abriter des injections dans l’espace public ou de définir précisément les besoins de leurs animaux de compagnie. Répondant aux objectifs fixés avec les professionnels et bénévoles de l’ANPAA 64 – Pays Basque, la problématique de l’accueil des chiens, interdits dans l’enceinte de la structure, a été définie comme prioritaire. Certains chiens attachés sur le terre-plein en face de la structure aboyaient pour appeler leur maitre absent de leur champ de vision, dérangeant les voisins à proximité. D’autres ont créé des incidents en étant attachés aux portails d’habitations voisines. Enfin, en restant seuls sur la voie publique, leur présence a également incommodé la circulation des passants, l’équipe évoquant une femme âgée venue en pleurs expliquer qu’elle avait peur des chiens sur le trottoir et que cela l’obligeait à effectuer un détour. L’acceptation des chiens dans l’enceinte de l’établissement était également une demande explicite des usagers assurant être en mesure de gérer la situation si l’occasion leur en était donnée. Décision a donc été prise de mettre en place une expérimentation de huit semaines autorisant la présence des chiens dans la cour, cette dernière possédant des anneaux d’attache contrairement au lieu précédent inscrit en centre-ville. Trois réunions avec les usagers ont été consacrées à la rédaction de la charte d’accueil des chiens fixant les usages et responsabilités de chacun. Cet important travail réalisé avec les usagers a permis de valider l’expérimentation et offrir un accueil permanent aux chiens des usagers dans les limites fixées par la charte. Malgré une plainte écrite d’une voisine, le CAARUD s’est vu conforté par le propriétaire des lieux sur l’accueil des chiens attachés dans la cour, moins dérangeant pour l’ensemble du voisinage que l’interdiction en vigueur précédemment. Parallèlement, un cahier des incidents a été mis en place par l’équipe et a, de son côté, permis de relativiser le nombre des plaintes et leur intensité.

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Ils partagent nos valeurs….